• L’e-mail sert encore à partager des liens, mais pour combien de temps ?

    L’e-mail sert encore à partager des liens, mais pour combien de temps ?

    Si vous décidiez de partager cet article avec des amis, leur enverriez-vous un e-mail ? Préféreriez-vous le montrer sur votre timeline, envoyer un tweet ou bien citer le papier sur Tumblr ? Alors que Facebook dépasse maintenant le milliard d’utilisateurs et que Twitter domine l’info en temps réel, que reste-t-il du bon vieil e-mail ?

    Aux Etats-Unis, le réseau Buzz Feed – qui regroupe quantité de sites et de blogs importants – a vu son trafic en provenance d’e-mails chuter de 60% cette année. Les raisons de ce désamour ne sont pas très nettes. Chez Buzz Feed, on fait valoir qu’en comparaison, le trafic en provenance de Facebook, de Twitter ou de Pinterest augmente très sensiblement. Mais ailleurs sur la Toile, le poids des e-mails semble se maintenir.
    Une récente étude du New York Times montre par exemple que les Américains préfèrent encore partager leurs informations par le bouche à Oreille et par e-mail, les medias sociaux arrivant loin derrière. Avec une exception notable chez les plus jeunes (la “génération Millénaire”), dont l’usage des e-mails et des réseaux sociaux est quasiment équivalente.

    Autre chiffre chez AddThis (dont les petits boutons de partage animent 14 millions de sites) : les e-mails draineraient aujourd’hui 5% de trafic en moins qu’il y a six mois. Le directeur d’AddThis, Greg Cypes, n’est d’ailleurs pas étonné par les estimations de Buzz Feed : selon lui, “les sites d’information spécialisés en divertissement ou en technologie sont probablement les plus touchés par cette baisse du partage par e-mail. Mais si vous prenez l’ensemble du web, les e-mails restent le vecteur de partage favori des infos relevant par exemple du e-commerce ou de la finance. Et si je cherche un hôtel où passer quelques jours en famille à New York, je ne vais pas le partage via Facebook ou Twitter, je vais copier l’URL dans un mail et l’envoyer à ma femme”.
    Tout dépend donc bien sûr du type de contenu de chaque site, mais aussi du type de public le fréquentant. Les sites d’information traditionnels s’appuieront davantage sur le relais des e-mails que le blog d’une start-up qui compte des followers aguerris.

    L’e-mail a ses points forts…

    Bien que Facebook et Twitter permettent eux aussi d’envoyer des messages à tel ou tel destinataire précis, l’e-mail reste la voie la plus courante pour les échanges privés entre des groupes restreints d’adultes. Mieux : personne ne voit tout ce que ses amis postent sur Facebook alors que si quelqu’un que vous connaissez vous envoie un e-mail, vous l’ouvrez quasiment à coup sûr. Et même si de plus en plus de gens communiquent avec leur smartphone, l’e-mail reste leur activité n°1 dans ce type de dispositif. Il semble donc assez sage de reconnaître que l’essor de Facebook et des autres réseaux sociaux n’a pas tué l’e-mail en tant que tel. Disons plutôt qu’il enterrera peut-être les e-mails collectifs comme mode de partage de liens.

    … mais il est bel et bien menacé

    Sur le long terme, on pourrait tout à fait assister à une sorte de fossé générationnel dans l’usage des e-mails. Si le réseau BuzzFeed, évoqué ci-dessus, voit effectivement chuter le trafic généré par les envois d’e-mails, c’est parce que ses utilisateurs sont plutôt jeunes. Et quand on considère un public encore plus jeune, comme c’est le cas dans une étude de Pew, on observe que 6% seulement des adolescents américains échangent des e-mails quotidiennement (alors que 22% utilisent une messagerie instantanée, 29% postent sur les réseaux sociaux, et 63% envoient des sms). Au total, presque 40% des adolescents n’utilisent jamais l’e-mail. Impossible de prédire si la tendance évoluera lorsqu’ils entreront au lycée puis lorsqu’ils commenceront à travailler. Mais pour l’heure, les ados ont bel et bien changé de moyen de communiquer.

    Julien Malherbe avec poynter.org

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